Je vais faire un ptit retour en arrière de 4 ans

Publié le par minou

A l'aube de mon accouchement j'ai besoin de faire un point sur les naissances de mes deux premiers boutchous.
Je m'aperçois aujourd'hui que je n'ai jamais rien écrit au sujet de la naissance de Bastien.
Pourquoi? sûrement parce que sa naissance me laisse un goût amer, même si j'adore mon fils.
On dit souvent tu verras, tu oublieras... et bien je peux le dire se n'est pas du tout mon cas !!!

Je vais restituer un peu dans le temps ma Dpa était prévue le 1 ier Janvier 2005, quelle plus belle chose pour commencer la nouvelle année que l'arrivée de son premier bébé.
Comme tout le monde j'ai suivi le chemin classique qui mène à la naissance c'est à dire rdv mensuel chez ma gygy et inscription à l'hôpital.
Mes premiers rdv à l'hôpital sont froids encore plus que chez ma gygy, au dernier rdv ils décident qu'une erreur a été faite sur ma Dpa et décident qu'elle est repoussée au 6 Janvier 2005.
Oui je suis déçue,puisque je suis pressée de faire la connaissance de mon ptit loup
" Mais Madame ce n'est que 5 jours ", c'est sûr mais je suis impatiente.

Ma Dpa arrive mais pas de boutchou à l'horizon, je commence une surveillance toutes les 48 heures, et le protocole de l'hôpital prévoit un déclenchement à J +5 jours.

Je rentre donc à l'hôpital à J + 5 jours puisque mon boutchou continue de barboter tranquillement dans mon bidou.
Mardi matin arrivé à la mater, on me met en salle d'accouchement et on me pose le gel pour faire murir le col. La journée passe mais mon boutchou ne veut pas venir, je suis totalement désespéré ma compagne de chambre tiens son bébé et le mien ne veut pas me rencontrer, je pleure pas mal cette nuit là.
Mercredi matin c'est reparti, retour en salle d'accouchement et on repose de nouveau le gel et une perf d'ocytocine.

Vers 13h les douleurs commencent à se faire sentir, très rapidement elles deviennent insupportables.
Je ne peux rien gérer tellement la douleur est forte, l'anesthésiste me fera la péridurale seulement à 3 de dilatation.
Charmante femme au passage qui dira à son élève de bien badigeonner parce qu'il y'a de la surface.

Je n'ai plus trop la notion du temps ( puisque je rappelle c'est la première fois que j'écris le récit de naissance Bastien )
La chose dont je me souviens le plus c'est cette intrusion dans mon intimité.
Pourquoi intrusion? parce que j'ai eu le droit à un TV par la sage femme et un autre par son élève toutes les heures, ce qui représente dans mon cas 28 TV.

La dilatation complète arrive dans la nuit, je perce la poche des eaux naturellement, c'est d'ailleurs bien la seule chose que j'ai fait naturellement.
Donc je suis à dilatation complète sauf que rien ne se passe, mon boutchou se présente de face, c'est à dire qu'il regarde les étoiles.
On fait venir une interne qui essaye de remettre la tête pendant que je pousse de toutes mes forces.
Rien à faire, il remets la tête en l'air, il se sent bien mieux comme ça.

Sauf que le verdict tombe se sera une césarienne.

A partir de là je ne comprend plus rien, d'ailleurs on ne prend pas vraiment le temps de m'expliquer non plus.Je ne dois pas être assez intelligente je vois que ça !!

Je pars en pleurs au bloc tellement j'ai peur de ce qui va se passer, le papa est prié gentiment de rester dehors.
Je me retrouve dans une pièce froide avec pleins de personnes autour de moi, sur une table les bras en croix attachés.

Ma charmante amie l'anesthésiste a été rappelé et n'a pas l'air ravie de se lever en pleine nuit.
L'obstétricien fait son entrée se présente,( très gentil au passage il réessaiera une dernière fois de remettre la tête de mon loulou avant la césarienne )les cheveux ébouriffés et à moitié endormi.

Non je n'ai pas peu du tout en le voyant, c'est ultra rassurant de savoir que je l'ai levé et qu'il est encore à moitié dans les vapes pendant qu'il m'ouvrira le ventre.

L'opération commence ( ne me parlez pas d'accouchement s'il vous plait chacun son vécu c'est le mien ) , quelle sensation désagréable on sent tout ce qui se passe mais sans douleur, ça remue dans mon ventre.

Je commence à me sentir mal toujours mes nausées et mes vomissements qui reviennent j'en aurai eu tout le long de l'accouchement ( je crois que j'ai vidé leur réserve d'haricots pour vomir), j'essaye de le dire à mon amie l'anesthésiste qui se trouve prés de mon visage, mais j'ai un masque et elle papote.
Je dois hurler pour qu'elle daigne s'occuper de moi, de justesse sinon je vomissais dans mon masque

Et là , grande sauveuse, elle me dit on va faire une piqure pour arrêter les vomissements( ça faisait juste 14h que je vomissais et il y avait une solution pour plus que je souffre mais personne n'a bougé avant )

Enfin bref, revenons à ce qui se passe plus bas, mon ventre gigote dans tous les sens, on fouille dedans et là d'un seul coup tout retombe je suis vide !!!

Mon bébé pleure à 3h54!! enfin il est là !!!

On l'emmène pour l'essuyer et le peser/mesurer ( bah ouais c'était urgent on sait jamais si il perd du cm ou du poids en quelques secondes )
On m'annonce un beau bébé de 51,5 cm et de 4kg130, il a bien profité mon boutchou

On me le présente mais je profite pas, je le vois à peine je suis déçue.

On le ramène à son papa, je n'aurai le droit de le revoir que vers 13 heures ( si c'est pas inhumain, et encore j'ai du hurler pour qu'on me l'amène )

C'est fini et bien non pas tout à fait il me reste la couture pour moi qui va durer une éternité.

Je descendrai en salle de réveil pour le reste de la nuit, je n'ai presque pas pu dormir trop de bruit flippant, les machines qui bippent de partout et je me sentais toujours dans un état second.

Retour en chambre j'ai eu doit à la traversée de l'hôpital dans mon lit par les brancardiers, un vrai bonheur, dès qu'ils pouvaient ils tapaient le lit dans les murs et les portes.

Je ne parlerai même pas de mon séjour à la maternité, tant ça été un délice, mes choix sur l'allaitement non pas été respectés et la gentillesse du personnel se fait encore attendre.

Enfin quelqu'un m'a dit, que s'était pas leurs fautes la maternité risquait de fermée donc en gros je devais être compréhensive.

Heureusement que dans se calvaire, il y avait mon fils et mon mari qui eux me rappelaient le bonheur de cette arrivée.

Publié dans Bastien

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